Je suis inquiète, angoissée, perplexe, jalouse, dépendante, pleurnicheuse, capricieuse... Mais je ne suis plus malheureuse.
Je pleure. Toujours autant. Le matin, le soir, tout comme la journée.
Mais ce ne sont pas les mêmes larmes d'avant. Ce ne sont plus des larmes traduisant une sensation d'étouffement, d'oppression, un sentiment d'inutilité sur terre, la douleur de penser chercher une vaine raison à mon existence. Non. Ce sont surement des larmes de convenance, peut-être des larmes d'inquiétudes.
Mais je ne suis plus malheureuse. Ca non, jamais.
Comment le pourrais-je alors que l'on m'aime si fort...? Ma vie a pris une quatrième dimension, une formidable profondeur. J'aime du plus profond de mon être, j'aime avec toute la passion déchirante que cela implique. Et je reçois le même amour en échange.
Alors peut-être bien que si je n'écris plus ici, c'est parce que je trouve le bonheur beaucoup plus classique et beaucoup moins interessant que le malheur. Je ne vois pas vraiment l'intérêt de vous faire partager les moments gagas de mon existence devenue rose bonbon. De toutes façons, je n'ai pas l'inspiration.
Mon bonheur est transcendant. Bien sur ce n'est pas évident. Comme je vous l'ai dit au début, je pleure toujours beaucoup, et je suis toujours autant angoissée (bien que plus pour les mêmes raisons). Mais ça, je crois que ce sont les restes de ma faiblesse antérieure, les déchets de sept années de souffrance absolue.
Aujourd'hui je vous le répète, je suis heureuse, et malgré ma difficulté à m'adapter à ce mode de vie, je n'en changerai pour rien au monde.
Hugo, je t'aime.



